Vendredi 3 décembre 2010
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Cette réunion avait pour objet de faire le point sur l’économie sucrière mondiale, la situation du groupe Saint Louis Sucre, la fabrication et la logistique transport, en présence
de Guy le Pargneux, directeur, Guy Grasset, chef du service betteravier, et Guillaume Grandon,
président des planteurs de la commission mixte d’Eppeville.
170 maires des communes de l’Oise de l’Aisne et de la Somme du secteur d’approvisionnement de la sucrerie
d’Eppeville étaient invités. Il s’en est suivi une visite des
locaux.
L’industrie sucrière est une industrie lourde. A Eppeville, elle emploie près de 230 permanents et 70 saisonniers. Elle assure une
activité économique locale importante. Elle a recours à
de nombreuses petites entreprises locales pour assurer la maintenance des machines. Elle fait vivre près de 1200 agriculteurs planteurs mais aussi 39 entreprises de transport représentant 62
camions et près de 120 chauffeurs qui effectuent près de 35000 kilomètres par jour - soit 3,5 millions durant la campagne de 100 jours. Son
approvisionnement est assuré sur un rayon de 26 kilomètres.
Des efforts ont été faits à ce sujet, notamment avec le souci d’éviter que des camions ne se croisent d’un site à un autre. Des
échanges de planteurs ont été mis en place. Cela a eu pour effet de diminuer la circulation des camions et le nombre de kilomètres parcourus limitant
ainsi la consommation de carburant.
On compte près de 25000 planteurs en
France et 7000 en Picardie dont 1200 pour la sucrerie d’Eppeville. En France, ce chiffre est en baisse
; en 2004, 9000 planteurs contre 6900 en 2009.
Les surfaces d’exploitations de la
betterave sont de 60 hectares dans l’Aisne, 38
hectares dans la Somme, 34 hectares dans
l’Oise. Ces surfaces d’exploitation s de la betterave diminuent
mais , dans le même temps ,les rendements
augmentent.
Les recherches de la qualité
de la production, de la professionnalisation de l’activité sont permanentes. : Aucun
d’accident , respect des surcharges, diminution des
pertes de betteraves, respect de la réglementation vitesse, alcool, temps de conduite, respect aussi des usagers (traversées de village, limitation
du bruit, …)
Des investissements ont
été réalisés pour :
Diminuer les taux de terre transportés pour passer de 17% en 2002 à 6,7 % en 2009. Cela a entraîné une nette diminution du nombre de
camions circulant. Cette diminution a aussi été rendue possible par l’autorisation de transport de 40 à 44 tonnes avec utilisation de matériel adapté
pour limiter l’impact sur les routes. Cette mesure a entraîné une diminution de près de 40% du nombre de camions.
D’autres investissements sont à noter:
1919 à 1922 Fconstruction de la sucrerie. Elle remplace 14 sucreries détruites pendant la guerre.
1922 Fconstruction d’une distillerie
1930 Fconstruction De l’atelier de conditionnement
1975 Fconstruction d’une imprimerie emballages
2005 FReconstruction de la déshydratation
Le rendement est
actuellement de 13 tonnes de betteraves à l’hectare. L’Union Européenne était jusqu’en 2009
excédentaire. La mise en place de quota et l’augmentation
continue de la
consommation en sucre 13
millions de tonnes en 2010 ont conduit à ce que l’Union
Européenne soit devenue déficitaire, importe 3 millions de tonnes de sucre en 2010. L’UE est devenue le 1er importateur alors qu’elle
était le deuxième exportateur.
La production du sucre, à partir de la betterave, est en concurrence avec celle réalisée à partir de la canne à sucre, notamment au Brésil. Près de 80% de la production de sucre dans le monde est faite à partir de la canne. En 2009, le Brésil produit
à lui seul 38 millions de tonnes contre 10millions de tonnes en 1990.
Au niveau mondial, la consommation s’élève à 167 millions de tonnes pour une consommation de 170 millions de tonnes.
Il existe en France 4 grands groupes producteurs de sucre : Téréos, Saint Louis, Cristal Union, La
Vermandoise.
La mise en place du nouveau règlement sucre de 2006 a eu aussi pour conséquence la fermeture de 78 sucreries en Europe dont 5 en
France (Soit à ce jour : 25 sucreries françaises en fonctionnement). La dernière sucrerie construite date des années 80 alors que dans le même temps le Brésil construit 10 usines par
an.
Le Conseiller général du canton de Ham est intervenu lors de cette réunion en rappelant que la sucrerie d’Eppeville est une industrie moderne, qui investit et se
professionnalise sans cesse. Elle participe activement au maintien et au développement de l’activité économique de ce territoire. Elle doit être soutenue. Le Conseiller général s’y est
engagé.
Vous pouvez aussi retrouver sur le blog un diaporama. Intitulé cartes postales de sucrerie, il s'agit des sucreries qui
existaient dans le canton de Ham.